Il m’arrive qu’on me demande si mes photos sont retouchées à l’IA. La réponse est non. Ma retouche photo immobilière se fait sans IA générative, et rien de ce que vous voyez sur mes images n’a été ajouté au bien.
Voici où je place la limite, et pourquoi elle compte désormais pour vos annonces, à Montpellier comme dans la Vallée de l’Hérault.
Une photo d’intérieur brute est rarement fidèle à ce que l’œil perçoit sur place. Le capteur ne sait pas gérer en même temps une fenêtre en plein soleil et le fond d’une pièce dans l’ombre. Sous une ampoule, les murs blancs tirent vers le jaune, et les verticales penchent dès que l’appareil n’est pas parfaitement de niveau.
La retouche sert à rattraper ces écarts en jouant sur l’exposition, la balance des blancs, les couleurs, la netteté, le redressement des lignes et le recadrage. Le reste se règle avant le déclenchement, en rangeant, en dégageant une table ou en ouvrant les volets.
Aucun meuble ajouté, aucun ciel bleu collé derrière une fenêtre grise, aucune pelouse reverdie ni vue dégagée qui n’existe pas. Une petite pièce reste une petite pièce sur la photo, simplement rendue lisible et agréable par le bon angle et la bonne lumière.
Le visiteur finira toujours par venir sur place. Quand l’annonce promet plus que le bien, la déception à la visite fait rarement une vente, et sur Airbnb elle se paie en avis.
Quand la question de l’IA revient, c’est presque toujours à cause de la lumière. Elle vient d’une technique, le flambient, que je pratique directement pendant la séance. Je réalise plusieurs prises du même cadre, une en lumière ambiante et d’autres au flash, puis je les assemble. Le flash rend aux murs et aux matières leur vraie couleur, et il équilibre la pièce avec ce qu’on voit par la fenêtre.
Selon le bien et le temps disponible, le HDR prend parfois le relais, en assemblant plusieurs expositions sans flash. En extérieur, le crépusculaire se prend au moment où le ciel bascule, avec les lumières de la maison allumées. Ce ciel est celui du soir même, il suffit d’être là à la bonne heure.
C’est arrivé récemment avec deux mas cévenols photographiés pour Immo Angels : certains ont cru que les images étaient générées. Elles ne l’étaient pas, et je comprends la méprise. On voit passer chaque jour des intérieurs fabriqués, sans un défaut, et l’œil finit par se méfier de tout ce qui est propre et lumineux. En vignette, sur un téléphone, une photo soignée et une image générée peuvent se ressembler.
La différence se voit à la visite, et elle commence aussi à se lire dans la loi.
En Californie, depuis le 1er janvier 2026, un agent qui publie une photo d’annonce modifiée doit le signaler clairement et donner accès à l’original. La loi vise ce qui change la représentation du bien, comme verdir une pelouse, remplir une piscine, effacer des objets ou ajouter un feu dans une cheminée. Les corrections courantes en sont exclues : lumière, exposition, balance des blancs, couleurs, netteté, redressement et recadrage. C’est exactement la limite que je m’applique.
En Europe, le règlement sur l’intelligence artificielle, l’AI Act, oblige depuis le 2 août 2026 à signaler les images générées ou modifiées par IA qui ressemblent à des lieux ou des objets réels et pourraient passer pour authentiques. Un salon meublé par IA et présenté comme une vraie photo a de bonnes chances d’entrer dans ce cadre. Je ne suis pas juriste, et l’application précise aux annonces reste à préciser. La tendance va clairement vers une obligation d’annoncer les images qui ne sont pas réelles.
Pour un agent immobilier, des photos fidèles évitent d’avoir à justifier une image pendant la visite, et demain peut-être de devoir l’étiqueter. Un hôte Airbnb protège ses avis, puisque le voyageur retrouve ce qu’il a réservé. Le propriétaire qui vend attire des visiteurs qui viennent pour le bien tel qu’il est.
Le home staging virtuel peut rendre service pour un bien vide, à condition d’être présenté comme tel. De mon côté, je photographie ce qui existe, le mieux possible. Avec une retouche photo immobilière honnête, l’acheteur ou le voyageur qui pousse la porte retrouve ce qu’il a vu en ligne.
Pour un bien à photographier à Montpellier ou dans l’Hérault, le détail de ma prestation se trouve sur la page photographe immobilier à Montpellier. Pour un devis, écrivez-moi en précisant le type de bien, sa surface et l’usage prévu des photos.
Agences, hôtes Airbnb et propriétaires à Montpellier et dans l’Hérault : flambient, HDR, crépusculaire et drone, avec une retouche sans IA générative. Livraison de 72 h à une semaine selon la complexité, tarif sur devis.
Ou par téléphone : 07 86 40 85 67

Photographe et vidéaste pour les entreprises, les marques et les indépendants. Studio à Gignac, à 20 min de Montpellier.